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 le ctrl+v.

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Phoebe Zilpah
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◮ Messages : 142
◮ Arrivée : 19/04/2012
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◮ Métier : organisatrice évènementielle.

MessageSujet: le ctrl+v.   Dim 13 Mai - 20:09


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On dit souvent que les gens ne veulent voir que ce qu’ils ont envie de voir, mais quand la réalité saute aux yeux, certaines personnes se rendent compte de leurs erreurs et rectifient le tir. À force de mensonges, d’autres se font prendre à leurs propres pièges. Et puis, il y a ceux qui découvrent ce qu’ils ont toujours eu devant les yeux. Et pour finir, certaines personnes préfèrent s’enfuir le plus loin possible par peur de savoir qui ils sont vraiment au fond d’eux même.
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I-A. Salomon Sorensen
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MessageSujet: Re: le ctrl+v.   Lun 28 Mai - 16:35

I-A. Salomon Sorensen
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Prudence Makenna Petrova
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◮ Messages : 109
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MessageSujet: Re: le ctrl+v.   Lun 28 Mai - 18:18

-Zelda, écoute-moi.
-Non, non, tu n'es pas réel.


Tu pris ta tête entre tes mains, recroquevillée contre le mur, secouant doucement celle-ci, laissant tes cheveux bouclés te cacher le visage. Ta voix n'était qu'un faible gémissement, à peine audible. Tes larmes brouillaient ta vue. Soudain, il s'approcha de toi et caressa ta joue afin d'essuyer un goutte salée qui ruisselait. Il porta son doigt à sa bouche et le lécha, grimaçant à son goût salé.

-Je te parais irréel ?
-Non, non, tu ne peux pas...
-Pourquoi ça ?
-Maman m'a dit que...


Un grognement s'échappa d'entre ses lèvres. Il était énervé. Tu te recroquevillais un peu plus, ayant peur de lui lorsqu'il était dans un tel état. D'une voix frêle, peureuse, tu lui supplia :

-Part... Part d'il te plaît...
-Magalie...


Sa voix s'était adoucie.

-S'il te plaît, répétas-tu.
-Ne vois-tu pas que tout ce que veux ta mère, c'est nous séparer?
-Non...
-Elle ne veux pas que tu sois heureuse. Personne ne le veux. Tu es trop différente.[/b]

Tu éclatas en sanglot, couvrant ton visage de tes mains. C'était la première fois qu'on te le disait si ouvertement. Ô ça oui, tu le savais. Personne ne t'aimait. Ce n'était un secret pour personne. Mais, pourtant, on ne te l'avait jamais dit, et l'entendre faisait encore plus mal que le savoir. Il s'empressa de se rapprocher de toi, il t'enlaças. Tu sentais la chaleur de son corps, ce que tu appréciais tant. Cela faisait si longtemps qu'on ne t'avait pas pris dans ses bras... Approchant ses lèvres de tes oreilles, il te susurra :

-Mais ne t'inquiète pas. Je veux que tu sois heureuse, moi. Nous allons faire en sorte que tu sois heureuse. Fais moi confiance.

- - -

Généralement, le premiers symptômes de schizophrénie commencent vers l'âge de dix-sept ans. Ce ne fus pas ton cas. Sans doute l'isolement que tu as subit a accéléré ceux-ci. Mais... Pourquoi as-tu été isolée ? Qu'as-tu put bien faire ? Rien. Tu n'as rien fait pour mériter ça. Tu es juste différente. En effet, tu es synesthésiste musique-couleur. Qu'est-ce que ça veux dire ? Tout simplement que, lorsqu'on joue un instrument de musique, tu vois des couleurs bouger. Comme si tu voyais les sons.

- - -

Tu tenais tranquillement la main de ta mère, marchant dans le métro parisien -ta mère voyageant beaucoup, cherchant un travail. Tu étais jeune, mais tu voulais – ou plutôt exigeait – marcher « comme les grands ». Tu étais si heureuse, si loin de savoir que ta vie changerait à jamais. Arrivée sur le quai, il n'y personne. Ta mère souffla car vous veniez de rater le métro de peu, tout ça parce que tu voulais absolument marcher. Mais bon, ce n'étais pas comme si vous étiez en retard...

Longtemps, tu t'es demandée comment serait ta vie si tu n'avais pas été si obstinée ce jour là. Aurait-on découvert ta particularité, ou vivrais-tu avec ça toute ta vie sans même savoir que tu es différente ? Peut-être. Mais ce n'était pas ton destin.

Quoi qu'il en soit, voilà qu'un jeune homme entra dans l'autre quai, avec un accordéon. Tu lui souris, et, lorsqu'il te vis, en souriant, il commença à jouer. Et alors ce qui devais arriver arriva... Échappant à la vigilance de ta mère, tu t'approchas. Tu voulais toucher les couleurs. C'était si beau ! Ce n'était pas la première fois que tu les voyais et, pourtant, c'était la première fois que tu te décidas à les toucher. Tu avançais doucement, leva le pied, l'avança, sans remarquer que tu étais au bout, que devant toi il y avait un trou. Heureusement, l'accordéoniste, en voyant que tu ne t’apprêtais pas à t'arrêter appela ta mère, qui te rattrapa juste à temps... Elle t'engueula, te demandant pourquoi avais-tu fait ça.

-Mais je voulais voir les couleurs...

Elle fronça les sourcils, et, le lendemain, tu étais dans le cabinet d'un médecin. À l'écoute de la nouvelle, ta mère soupira, te regardant d'une manière... différente.

- - -

Rapidement, les rumeurs sur toi se répandirent. On dit que tu étais folle. D'autres ont dit que tu étais suicidaire. D'autres encore ont sous-entendu que tu voulais tuer ta mère. Déjà que tu n'avais pas de père – ce qui, dans ton vieux village dans un trou perdu à l'est de l'Europe était quelque chose d'honteux – mais voilà que tu voyais des couleurs, et que tu voulais tuer ta mère ! Mais qu'étais-tu ? Peut-être que, finalement, tu étais la fille du Diable... C'est vrai qu'une fille aussi sage, c'est suspicieux. Si gentille, si souriante... Le pire, c'est que ta mère ne te défendis jamais. Et en l'écoutant autant de fois, elle commença même par le croire. C'est vrai que tu n'étais pas voulue. Comme tu étais le fruit d'un viol, elle n'avait pas put continuer ses études. Elle n'a donc pas pu avoir la vie qu'elle désirait. Au fait, tu as gâché sa vie, tout simplement. Mais pourquoi ne t'a-t-elle pas fait adopter ? Car ça allait contre les croyances de ta grand-mère, et croit moi, elle avait peur de sa mère.

- - -

Au départ, tu noyais ta solitude dans la musique. Ô ça oui, tu aimais la musique. Tu appris à jouer le plus d'instruments possible, à danser, aussi. Ça te calma, un moment. Mais l'isolement a accéléré ta schizophrénie. Rapidement, tu avais l'impression d'être suivie. Tu ne comprenais pas. Ça t'a terrorisé pendant des semaines, jusqu'à ce que tu le rencontre. Il n'est que le fruit de ton imagination. Mais ça, tu ne le savais pas. Tu le voyais, le sentais... Il était tout simplement un ami imaginaire, mais aggravé par ta schizophrénie, en quelque sorte. La seule personne qui n'avait pas peur de toi. Tu lui faisais aveuglement confiance, mais ta mère se rendit rapidement compte que si tu voyais des couleurs, tu voyais, en plus, un homme. Craignant que c'était ton père – lequel est censé, rappelez-vous, être le Diable – qui t'apparaissait afin que tu puisses asservir les humains, elle essaya de te convaincre que celui-ci n'était pas réel. Et elle réussit... Enfin presque. Car elle sous-estimait l'influence qu'il avait sur toi, et celui-ci te convint de changer....

- - -

Te persuadant que le plus simple était de faire payer ceux qui te repoussaient, tu commença à espionner. Silencieuse, tu appris nombres de secrets, et te rendis compte de l’hypocrite de tes voisins. Te cachant sous le pseudonyme « Pikachu », car il est parfait, étant unisexe, tu commenças à faire savoir à chacun que tu connaissais leurs secrets. Pendant plusieurs mois, tu ne fis que leur dire à chacun, via lettres, ou encore mots cachés dans la maison, ou quoi que ce soit d'autre, que tu connaissais leurs secrets, sans jamais le dévoiler réellement. Juste en laissant des indices.

La panique s'empara rapidement du village. Qui était-ce ? Tout le monde était tendu, irritable. Toi, cachée, tu les regardais, prenant plaisir de les voir ainsi, cherchant en vain le coupable. Mais ce n'était pas suffisant. Ô non. Tu avais besoin de faire du chantage. Deux ans plus tard – alors que tu avais quinze ans – tu dévoilas ton identité. Sauf que tu connaissais trop de secrets pour que quiconque n'ose t'attaquer, ou du moins directement. Tu aimais le regard qu'ils te lançaient, un mélange de haine et de peur. Tu refusais les thérapie et ta propre mère avait trop peur de toi pour réagir. Rapidement, tu pris le contrôle de la ville. Dès que tu voulais quelque chose, tu l'avais. Un jour, un jeune homme te menaça. Le lendemain, tu le voyais mettre ses valises dans sa voiture, partant du village pour toujours, sous le regard des autres habitants, ayant découvert ses secrets.

- - -

Un an plus tard, ta mère décéda. Et c'est ce jour là que tu te rendis compte à quel point tu te sentais seule, malgré le fait qu'il soit là. Et c'était trop tard pour recommencer une vie ici. Heureusement, ton père te retrouva, et te demandas d'emménager avec lui, à New York. Alors, à seize ans, tu partis de la ville. Tu en avais marre de cette vie. Tu ne te reconnaissais plus. Rassemblant tes économies, tu te payas un voyage jusqu'aux États-Unis. Allez simple. Là-bas, tu suivis une thérapie, tu pris des médicaments, et tu ne le revis plus. Le symptômes baissèrent largement et tu redevins beaucoup plus sociable. Pour survivre, tu jouais des instruments de musique ici et là, lorsqu'on avait besoin de toi. Ce n'était pas une grande somme, mais c'était suffisant pour survivre. Tu devins mannequin histoire de pouvoir payer tes études d'arts.

Tu viens juste d'arrivée en ville, décrochant un travail en tant que mannequin. Car oui, tu es mineure, tu as dix-neuf ans, mais légalement tu peux travailler. Tu vis donc avec ton père, et tu es heureuse... Enfin pour l'instant. Car tu n'avais pas prévue que tu le reverras un jour. Mais cette fois ci, il était bel et bien réel...

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« Un des plus grands bonheurs de cette vie, c'est l'amitié ; et l'un des bonheurs de l'amitié, c'est d'avoir à qui confier un secret. »
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Phoebe Zilpah
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MessageSujet: Re: le ctrl+v.   Sam 2 Juin - 15:48

http://24.media.tumblr.com/tumblr_lti4bv5O4f1r1w1eoo1_r2_500.png


(hors jeu: mel t'es un boulet, tu c/c ton pseudo )

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Prudence Makenna Petrova
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MessageSujet: Re: le ctrl+v.   Dim 3 Juin - 9:51


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MessageSujet: Re: le ctrl+v.   Dim 10 Juin - 14:20


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Prudence Makenna Petrova
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MessageSujet: Re: le ctrl+v.   Dim 10 Juin - 15:49

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